Au
Moyen-Age, Cropières était une puissante forteresse destinée à
la défense de la vallée du Goul. Prise et rasée par les troupes
anglaises au cours de la Guerre de Cent Ans (1381), elle fut rebâtie
par la famille de MONJOU et passa, par mariages successifs, aux
familles de FONTANGES puis de SCORRAILLES.
Marie-Angélique de Scorrailles, duchesse de Fontanges et favorite
de Louis XIV, y naquit en 1661.
Entre 1677 et 1720 la vieille forteresse, qui n'avait plus de
raison d'être, fut remplacée par un château moins inconfortable.
En 1746, Jacques-Antoine de VALADY hérita Cropières de son oncle
Louis-Théodose de Scorrailles mort sans enfant. Au cours de la Révolution,
son petit-fils, François-Xavier, conventionnel qui avait voté
contre la mort de Louis XVI, fut guillotiné et le château pillé.
Les Valady n'y résidèrent plus par la suite se contentant de
l'entretenir. L'escalier fut entièrement refait par eux en 1873. Le
dernier héritier mâle des Valady fut tué au cours de la Grande
Guerre. Sa sœur, Henriette de CHEFDEBIEN en hérita alors. Ayant
perdu son fils aîné, tué à son tour au début de la dernière
guerre, elle laissa Cropières en 1977 à son dernier fils,
Christian.

Le château était en très mauvais état. La moitié de
l'Aile Nord s'était effondrée en 1910, entraînant dans sa chute
une fort belle chapelle ouverte au culte depuis 1652. L'écartement
des murs, dû au trop grand poids de la toiture et à de légers
glissements de terrain, faisait redouter un effondrement général.
Une partie de l’escalier monumental qui avait été refait vers
1960 s’effondra une douzaine d’années plus tard. Le nouveau
propriétaire décida de consacrer le reste de sa vie à sauver
Cropières de cette ruine. Après s'être assuré que son propre
fils l'y aiderait et prendrait la relève après lui, il lui en
transmit la nue-propriété par donation. Les droits de successions
absorbèrent la presque totalité de ses disponibilités. Retraité
d'une société de recherches pétrolières, il reprit du service et
partit au Moyen Orient prendre la direction d'une entreprise
d'irrigation et de paysagisme avec l'espoir d'y gagner de quoi
restaurer Cropières. Hélas, après quelques années prospères, la
chute soudaine des cours du pétrole brut les ruina, la société et
lui.
Entre temps, Cropières avait été classé en entier "
Monument Historique " (seul l'escalier l'était auparavant). De
ce fait, l'Etat prend en charge la moitié du coût des travaux de
sauvetage dans la mesure où l'autre moitié est apportée par le
privé et dans la limite de cet apport.
Une première étude établie par les architectes des Monuments
Historiques en 1993 (coût : 69 000 F dont 50 % payé par C. de
Chefdebien) a estimé le montant total des travaux nécessaires à
environ 6 000 000 F. Devant l’impossibilité de réunir les
3 000 000 que représentaient sa part, le propriétaire obtint des
Monuments Historiques que l’on procéda par tranches successives.
Il décida alors de créer une association dans le but de
collecter des fonds (cf encadré).
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L'ASC CROPIÈRES
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Cette association, l’ASC (JO du 18
septembre 1991), a pour but " le regroupement de moyens
humains et financiers propres à empêcher la ruine du château
de Cropières : s'employer à sa restauration, sa
conservation et à sa mise en valeur".

Les Chefdebien prennent en charge
toutes les dépenses de l’association de telle sorte que la
totalité des fonds collectés soit affectée aux règlements
de travaux de consolidation.
La situation de l'ASC est mise en permanence à la disposition
des visiteurs à l'entrée du château. Elle figure en outre
au verso de toute correspondance de l'association.
Une plaque indiquera les travaux réalisés grâce à l'ASC
afin que chacun puisse voir ce à quoi ont servi les
cotisations reçues.
En attendant la fin des travaux et la plaque définitive
mentionnée ci-dessus, des plaquettes en plastique portant les
noms des membres dont la contribution est égale ou supérieure
à 500 francs, sont apposées à l'entrée de Cropières.
Gêné de recevoir des contributions sans autres contreparties
que ces plaques, C. de Chefdebien écrit des romans, édités
à ses frais, qu’il réserve aux membres de l’association.
Ils ne sont pas « vendus » à proprement parler mais dédicacés
en échanges de dons qui donnent droit à un reçu fiscal de déduction
d’impôts. Le premier, Guillemine de Fontanges, basé sur
des faits réels, relate les aventures de la grand-mère de la
Duchesse de Fontanges. Le second, Moyenanou, est un roman
d’espionnage qui se passe en Afrique et n’a rien à voir
avec Cropières. Le troisième, Le feu du soir est un roman
policier ayant Cropières et ses environs pour cadre et une
intrigue se déroulant entre 1600 et 1650. Le quatrième livre, Quelques Contes et Enquêtes d'Eric Petiot est un recueil d'une dizaine de nouvelles avec les mêmes personnages que ceux du Feu du soir.
En résumé, l’objectif des
Chefdebien et de l’ASC est d’assurer la restauration de
Cropières. Cinq tranches de travaux ont déjà été effectués,
deux autres sont en cours d'études. Tous les travaux sont définis et
supervisés par l’architecte en chef des monuments
historiques.

Pour adhérer :
ASC. Cropières. 15800 Raulhac.
(chèques à l’ordre de : ASC. Cropières uniquement)
Merci d’avance
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